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Nous devions finaliser le paiement des scolarités, c’est chose faite.

Sur plus de 100 enfants seuls 3 parrains n’avaient pas payé, mais ce fut régularisé in extremis ! Heureusement, parce que notre asbl ne peut se permettre de prendre en charge ces parrainages.

 

 

C’est un énorme soulagement pour ces familles, qui en octobre ne savaient pas si leur enfant serait toujours aidé pour cette année scolaire. Janvier était donc la date fatidique pour décider de retirer l’élève de l’école ou non !
Nous devions aussi constituer pour la seconde fois et présenter aux autorités compétentes le dossier d’agrément fiscal qui permettrait aux parrains et donateurs de déduire leur don fiscalement. Ce n’est pas chose facile. Le contact parrain/enfant que nous privilégions ne semble pas convenir au Ministère des Affaires Etrangères de Belgique qui préfère des dons « en bloc ». Mais l’asbl souhaite plutôt que chaque enfant sache par qui il est aidé et encouragé et que, dans la mesure du possible, du courrier soit échangé.
Il faut aussi donner une certitude quant à la pérennité de notre asbl au Sénégal. Nous allons donc constituer un « bureau » à Nianing, composé de 2 ou 3 personnes qui nous aident depuis 10 ans. Avec l’aide de la commune de Nianing et du Ministère sénégalais, nous y arriverons ! Nous croisons les doigts !

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Les panneaux solaires du dispensaire et de l’école de Gagnabougou, placés il y a plus de 2 ans, fonctionnent toujours.

 

 

 

Les chèvres données dans des familles en brousse (Balabougou) ont porté leurs fruits, si l’on peut dire… Sur la vingtaine de chèvres offertes, 18 ont fait des petits qui ont été revendus, ou gardés ou… mangés. Le lait a nourri des familles entières pendant des semaines.

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Nous voulons continuer cette « opération cabri », comme nous l‘avions nommée il y a un an. Plusieurs parrains ont offert des chèvres (+/-50 euros) en ce mois de janvier, mais la saison ne s’y prêtant pas, nous attendrons le mois d’avril pour les acheter et les offrir.


Nous planchons aussi sur un grand projet : la transformation de fruits par séchage, confiture, jus, stérilisation, confits, etc,… Ces fruits seraient exportés notamment au Canada où nous disposons d’un contact, même si nous préférerions importer en Belgique !!!
Il n’y a guère de consommation locale pour ce genre de produits… toutes les mangues, par exemple, sont mûres en même temps et les autochtones les mangent le soir comme repas au lieu d’acheter du pain ou des œufs. De plus, la saison ne dure que 2 mois.

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Nous avons évidemment continué à aider les écoliers en difficulté ! Chaque jour, nos 2 enseignants à la retraite donnent des cours de « rattrapage » aux enfants qui sont fort demandeurs ! C’est un bonheur que de leur apprendre, de leur donner le déclic de la matière non comprise, expliquer ce qu’un instituteur ou un professeur ne peut expliquer dans une classe de plus de 70 élèves !

 

 

L’Ecole du Sacré Cœur de Nianing, sous l’impulsion de son nouveau directeur, nous a fait le plaisir et l’honneur d’organiser une fête à l’intention des parrains aidant les élèves de l’école. Ce fut l’occasion d’échanger des informations entre les différentes associations œuvrant dans cet établissement et de passer un bon moment en compagnie des enfants, de leurs parents et du personnel de l’école.

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Quelques scènes de vie sous forme de danses présentées par les élèves.

Les soins médicaux font partie de notre quotidien, comme d’habitude. Mais nous manquons de vitamines pour les enfants et surtout de vitamines C, remède miracle pour guérir ou se prémunir du paludisme si présent encore en Afrique !
Enfin, nous avons distribué plus de 10 « packs alimentaires » comprenant un sac de 50 kg de riz et 5 litres d’huile selon ce que certains parrains ont donné. Parfois, nous avons clôturé un solde d’inscription scolaire qui n’avait pu être payé par les parents.

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La maison est ouverte et beaucoup d’enfants nous rendent visite après l’école, juste pour nous saluer ou pour venir étudier et demander quelques explications.

 

 

Ils reviendront le soir, souvent, avec un parent qui voudrait voir les « toubabs » qui ont tant d’influence sur leur petit… Influence positive, bien sûr : encouragement pour l’école, petits soins remarqués discrètement, morceau de corde et de carton pour aménager une cage à pigeons, matériel scolaire offert…

 

 

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Cela nous permet aussi de parler aux parents, motiver leurs enfants et les encourager à étudier après l’école. Parfois aussi, conseiller aux parents de donner le temps à leur enfant d’apprendre leurs leçons après l’école au lieu de devoir travailler pour la famille dès leur retour (chercher de l’eau, du bois, du poisson à la plage).

Des projets se préparent déjà pour notre prochain séjour à Nianing et nous nous réjouissons d’être à nouveau sur place afin de partager notre temps avec la population locale.

Chris Bindelle

c Chris